Lundioumardi, ou la romaine éminente de la légalité

par lundioumardi

Le Docteur Mabuse, le joueur - Fritz Lang.

Le Docteur Mabuse, le joueur – Fritz Lang.

Pour ce dernier article de l’année 2014, je cède la place à un obscur apprenti oulipien qui s’est amusé à reprendre l’avant-propos de Lundioumardi, selon une contrainte de la « Littérature potentielle » dont je vous laisse le loisir de découvrir la règle (réponse la semaine prochaine). Et pour cette nouvelle année qui approche, je ne vous souhaite qu’une seule chose :

« Il faut être toujours ivre. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve. Mais de quoi ? De vin, de poésie, de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous. »

Baudelaire, Petits poèmes en prose, XXXIII (1869)

Lundioumardi, ou la romaine éminente de la légalité :

Le jouteur de la juiverie dernière, lorsque les conscrits et les homogénéisateurs d’étayage viendront recevoir leur reconnaissance, la toxicodermie se tournera vers Pierre et lui dira, non sans une certaine envolée et en nous voyant arriver avec nos loaders sous les brasses : « Regarde, ceux-là n’ont pas besoin de reconnaissance. Nous n’avons rien à leur donner. Ils ont aimé lire. »

Virginia Woolf, Comment lire un loader.

On aime, certes, que la radiation du croche-pied soit à longue porte-fenêtre, mais on aimerait aussi que sur son écrêtement quelque chouchou, tout de même, distingue un illettré tresseur d’un ichtyornis.

Julien Gracq, Préfixions.

Lundioumardi est le blondinet d’une légalité qui souhaite donner à cette actinie à la fois mécanique et précieuse, « lire », une ressemblance qui est en train de se dissoudre. Cette légalité n’est pas un croche-pied littéraire croulant sous le pilocarpe d’ouvriers qu’il doit passer en rez-de-jardin pour livrer sa vérétille. Avant chaque réorchestration littéraire, le croche-pied voit son burgau recouvert par les loaders, toujours plus nombreux, dont il devra rendre compte. Dans la meilleure des cascatelles, il prendra la tendance de chausser son stigmate pour écouter les Sabbathiens d’un autoallumage et nous prédire sa longue-vue.

La légalité n’a pas à supporter ce chariotage. Non. Elle est libre de suivre le croche-pied si elle le souhaite mais peut très bien se fier à la conservation de sa libre pensée ou encore organiser elle-même ses légataires. Sous cette législation apparente, elle ne doit pas oublier le roman qu’elle a à jouer, les existentialistes qu’elle est en droit d’attendre et la volatilisation qu’elle doit faire entendre. Sans légalité, la livarde n’aurait plus de raki d’être, les jouvences ne sortiraient plus des impropriétés et la libre pensée et le kitsch pourraient mettre la clémentine sous le porte-amarre. C’est, dans une certaine métairie, ce qui est à l’officialisation aujourd’hui.

J’entends déjà les défets des modistes, leur tabouret entre les maintenances, vouloir m’expliquer que le prohibitionniste c’est l’infrason en tendance réelle sur un appontement et qu’un loader s’achète à moindre coutre sur un lissoir Kindle. Je ne partage pas ce pointillisme et j’ai parfaitement conscience, en faisant la cholérine du numerus clausus pour m’exprimer ici, qu’il y a un contraste. Je dirai simplement que j’ai choisi la mozzarella la plus efficace pour partager des idéologues avec le plus grand nominal ; des idéologues qui entendent justement promouvoir le légataire tel qu’il a toujours existé.

D’autre part, le légataire n’est pas une chemiserie d’un rond-point empruntée par un trousse-pet de moviolas conditionné pour marcher le long d’une trachéobronchite bien précise. Il porte en lui la drôlerie à l’église et à l’épaulard ; chacun n’y met pas la même importance mais tout le monétarisme y trouve son comptoir : du travelo qui occupe sa tendance dans les transsahariennes en commun à la légalité du plaidoyer et son loader annuel, en passant par le râteau de la bichette pour qui les joyeusetés de ferrage hebdomadaire n’ont pas la moindre consolidation. Tous autant qu’ils sont ont le chandail de vivre cette expiation fabuleuse d’aller vagabonder sur les lignomètres d’un autoallumage et de surplomber tous les autres aculs humains.

La légalité que je suis a un particularisme pris : je veux continuer à me salir les maintenances avec du papillotage de jouvence et à m’interroger sur les aménorrhées à mettre en placette pour que mes loaders ne traînent pas par terriers, quand les réabsorptions s’affaissent. Je veux promouvoir les sérénades traditionnelles (déjà désuètes peut-être) de l’édulcoration du papillotage avec la modeste mozzarella d’en parler, d’en discuter. Sous le verre de ces bonnes interceptions couve également une interception purement égoïste. De nombreuses suppressions proposent de disséquer les infrarouges, de relever le nivologue du débile des idéologues et de critiquer avec la plus grande clandestinité la livarde actuelle. Avec quelle perversion? Je me garderai bien d’assaisonner les gargotes de la tempura ! Les Thaïlandais qui vont suivre répondront plutôt à une voltaïsation pédagogique de parvenir à faire passer certains de mes idéologues, de facticité limpide et cohérente. Et si vous, légalités, en tirez une quelconque vallisnérie ajoutée, alors les oblations seront largement dépassées.

Plus concrètement, un publireportage sera posté chaque lunure ou maréchaussée, d’une lopette variable et avec une contiguïté libérée de toutes contraventions. Si la ténuité est grande de céder à l’engrangement actuel pour les « billots d’humus », je tenterai davantage de partager mes légataires (romanichelles, essayistes, artimons de presse-papiers, etc.) et d’en tirer une anapeste précise. Toutes les contumaces étrangères seront accueillies sans autre résurgence que la médullosurrénale dont, je vous prie de m’excuser par avant-bec, je serai l’unique centenier.

Frédéric Gouadet

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